Stephan Polderman à nouveau leader en classe T2
Stephan Polderman voulait reconquérir le leadership de la Classe T2 en BTCS ce week-end, et il y est parvenu avec brio.
Dès les qualifications, le restaurateur de Sluis, aux Pays-Bas, dominait allègrement la concurrence. Toujours plus fort, avec un tour en 2’40’’937, il améliorait même le chrono réalisé par Jaap van Lagen durant les 12 Heures de Spa BTCS, ce qui signifiait deux poles en vue de courses programmées sur 60 minutes.
Lors de la première séance officielle, Polderman positionnait sa "Super Clio" sur la dixième ligne de la grille de départ, tandis que ses poursuivants les moins éloignés dans sa classe apparaissaient au minimum cinq rangs plus loin. Une performance qui le pilote améliorait lors de la seconde séance, avec cette fois un départ depuis la neuvième ligne de la grille : “Les qualifications constituent pour moi une partie importante du week-end," explique le Hollandais. "Je tente toujours de me retrouver au beau milieu des voitures de la Classe T3, ce qui me permet de prendre le départ avec des bolides plus rapides, et de la sorte faire rapidement le trou sur mes concurrents en T2. Et je vous assure que ce n’est pas un luxe lors d’épreuves aussi courtes.’’
Dans le cadre des 25 Heures VW Fun Cup, les deux épreuves BTCS étaient en effet programmées sur 60 minutes, en lieu et place des 90 minutes habituelles. Ce dont les pilotes ne se sont pas plaints, d’ailleurs. La canicule régnait en effet durant le week-end sur le circuit de Spa-Francorchamps, à tel point que l’habitacle des bolides de course prenait l’allure de vrais saunas. Sauf qu’en y pénétrant, sous-vêtements ignifugés, combinaison, casque et gants étaient obligatoires ! Un traitement quasi inhumain.
A l’issue des deux courses, Polderman était totalement exténué... mais heureux. “J’ai simplement tout donné. Lors de la première manche, tout s’est déroulé parfaitement. J’ai rapidement pu me construire une belle avance, tandis que mes plus sérieux adversaires au championnat, les frères Grouwels, terminaient à la 4ème place seulement. Mon objectif était déjà atteint dès cet instant, de quoi me permettre de prendre le départ de la seconde manche en qualité de nouveau leader du championnat. Lors du second envol, un énorme crash a eu lieu derrière moi, et c’est presqu’un miracle que j’aie pu l’éviter. Ensuite, tout s’est de nouveau passé parfaitement, jusqu’au moment où le moteur a commencé à ratatouiller en vue de l’arrivée. J’ai d’emblée pensé à un souci d’arrivée d’essence, ce qui m’a fait repasser par la pitlane. En fait, il est apparu que les températures très élevées avaient entraîné un dysfonctionnement de la pression d’essence. Le réservoir d’essence était totalement bombé, et même les fixations faisaient défaut. Après une purge, tout est rentré dans l’ordre. Au moment de remonter en piste, la course était entrée dans son dernier tour, et j’ignorais ma position. Je craignais le pire, mais il est finalement apparu que mon avance était telle que seule la Honda Integra Barwell Motorsport était parvenue à passer. Au moment de franchir le drapeau à damier, je comptais encore 17 secondes de bon sur Grouwels, et 30 sur Stevens. J’aurais certes préféré m’imposer à deux reprises, mais l’équipe Barwell ne constitue nullement une menace pour la suite du championnat.’’
Au classement provisoire, Polderman reprend donc la tête en T2, transformant un retard de 3 points en avance de 6 unités sur les frères Grouwels, et 17 sur Xavier Stevens. “Après Dijon, nous avons entamé une course poursuite, et à l’issue de la victoire aux 12 Heures de Spa, avec Jaap van Lagen, et les première et deuxième places de ce week-end, j’ai pris 37 points, sur un total de 40 possibles. Je suis donc très satisfait’’, conclut le pilote Monster Energy… (COMMUNIQUE)

